Santé. Depuis début Mars, la Polyclinique propose de passer un test pour détecter d’éventuels problèmes.

Alors que se tenait il y a quelques jours la journée nationale du sommeil, l’équipe de pneumologie de la Polyclinique le Languedoc à Narbonne vient de mettre en place une étude du sommeil, ce qui est une première en ville puisqu’aucun spécialiste, même à l’hôpital, ne le fait.

Concrètement, une chambre est spécialement dédiée à cette pratique. Le patient est équipé le soir, ses données physiologiques sont enregistrées (lire ci-contre) toute la nuit et transférées à un logiciel adapté que le médecin pourra consulter la journée.

Orienter vers le bon spécialiste

« Il s’agit d’une étude du sommeil complexe, précise le pneumologue. Ce sont les cardiologues, endocrinologue, médecins du travail ou généralistes qui nous envoient leurs patients. » le principe est que les pathologies sont souvent liées, le résultat de l’examen du sommeil peut conduire à une meilleure prise en charge.

Cette étude coïncide avec l’arrivée d’un nouveau pneumologue, qui a spécialement étudié pendant un an pour mettre en œuvre cette pratique. « j’ai suivi plusieurs formations complémentaires, universitaire, ainsi que des ateliers pratiques à la clinique spécialisée à Arcachon. »

Les examens proposés par le service de pneumologie sont la polygraphie et la polysomnographie, faisables à domicile où à la clinique. L’hôpital permet de réaliser un examen bien plus poussé.

Le but de ces tests est multiple, comme le détaille Stéphane Robin, le directeur des soins infirmiers de la Polyclinique. « l’intérêt porte sur plusieurs aspects. Les troubles du sommeil, comme par exemple les ronflements, peuvent entrainer une perte de vigilance dans la journée. »

En corollaire, et c’est pour cela que les maladies annexes peuvent être détectées et prises en charge comme l’obésité ou le diabète. « on fait ce test pour bien orienter, auprès du bon spécialiste. »

« Les troubles du sommeil provoquent une gêne personnelle, on se lève fatigué », renchérit Stéphane Robin. Il faut prendre en compte l’aspect sur la vigilance professionnelle. » ainsi, ces examens peuvent être exigés par les médecins du travail, ils peuvent devenir obligatoires dans le cas d’opérations liées à l’obésité par exemple.

Réalisé à la clinique, l’examen de polysomnographie est plus complet

L’intérêt de dormir à la clinique pour l’examen de polysomnographie est qu’il peut être réalisé de manière « plus complète et complexe », comme le précise le pneumologue en charge de cet examen.

C’est dans une chambre individuelle (sans supplément de prix, contrairement à une hospitalisation ordinaire) qu’est reçu le patient.

Le soir, il est longuement équipé, de la tête aux jambes. Pas loin de trente minutes sont nécessaires pour la panoplie complète.

D’innombrables capteurs sont disposés à travers tout le corps, reliés à un boitier enregistreur qui, le matin, est connecté à l’ordinateur du médecin. « il y a des mesures sur la respiration, l’oxygénation, l’activité cérébrale, l’activité motrice, des yeux, de la musculature du menton, cardiaque mais aussi musculaire au niveau des jambes, pour détecter un syndrome de jambe sans repos ».

ECLAIRAGE Le ronflement comme principal symptôme

 

AIDER LES PATIENTS RESTE LA BASE

Le pneumologue de Narbonne n’a pas encore le recul suffisant pour dresser un portrait type de ses patients de la polyclinique de Narbonne. Cela simplement puisque les premiers tests n’ont eu lieu qu’il y a quelques jours et que par la force des choses, un seul est possible par nuit . moins de dix personne ont déjà passé la nuit à la clinique pour le test.

Cependant, les statistiques nationales comme celles qu’il a pu constater à Carcassonne, là où il travaillait il y a encore peu de temps, font remonter que le patient est, dans 80% des cas, « quelqu’un d’actif, qui a une vie professionnelle et sociale.Notre but est de les aider. »

Le spécialiste a le souvenir d’un examen qui concernait un…joueur de rugby professionnel. « il m’a dit qu’il n’arrivait pas à se remonter ! »

La base du mal dormir est le ronflement. Souvent, c’est la personne qui partage la vie du futur patient qui alerte sur un problème éventuel. Si le compagnon ou la compagne ronfle la nuit, c’est le couple, voire ntoute la famille, qui a intérêt à régler le problème éventuel.

 

EN CHIFFRES

1

Le nombre de lit dédié à l’étude du sommeil à Narbonne, à la Polyclinique. « C’est une activité qu’on débute, note le directeur des soins infirmiers, Stéphnae Robin. Nous n’avons pas les moyens d’avoir une clinique du sommeil de six lits. » si la demande se fait sentir, un deuxième lit pourrait voir le jour.

 

3

Le nombre de pneumologues qui consultent à la Polyclinique. Le dernier, spécialiste du sommeil est arrivé en fin d’année 2016, ce qui a permis à l’équipe de retrouver son effectif normal, quelques mois après le départ d’un précédent médecin.

 

90

Le pourcentage de patients qui sont des gens actifs, avec un travail. Ce sont eux qui la journée, pâtissent le plus d’un manque ou d’un mauvais  sommeil.

 

50-50

Le nombre de patients homme et femme se répartit de manière totalement égalitaire.

 

0

Le coût de l’examen pour le patient puisque la Sécurité Sociale le prend en charge. La visite chez le pneumologue ne se fait que sur préconisation d’un généraliste.

L’examen lui-même ne se fait pas à la légère puisqu’une première visite chez le pneumologue est nécessaire.

Sources Midi Libre